Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 28 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Les dossiers n’ont jamais été constitués pour combattre la traite des blanches, mais pour dégager la responsabilité des fonctionnaires chargés de la combattre. Les commissaires de la Société des Nations veulent organiser la vertu sur la terre. Je les salue bien, non sans un joli petit sourire. Je sais en effet ce que ces messieurs appellent la vertu. La vertu, pour eux, est le vice qui ne se voit pas. Que des pays à mentalité primitive, comme les États-Unis d’Amérique, nettoient la façade et ramènent la saleté à l’intérieur, installent l’intolérance en croyant supprimer la tolérance ; tant mieux pour eux s’ils n’ont besoin que d’apparence. Nous avons dépassé ce stade. Le respect humain ne saurait plus no...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 27 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Mes canfinfleros arrivaient. Par les ailes entre pouce et index ils soulevaient lentement leur chapeau. De leurs deux mains, ils allaient le pendre à un clou non sans avoir auparavant chassé d’un souffle léger, une poussière toujours possible sur un tel instrument. Cela fait, de deux doigts délicats ils replaçaient leur cravate qui n’était pas déplacée. Une pichenette sur l’avant-bras où peut-être une petite puce osait s’ébrouer. Les voilà devant le siège. Ils le regardent. Éclairé par ce regard l’artiste essuie le rond de cuir. Mes hommes s’assoient comme sur des œufs. Alors on leur fiche des huiles, des graisses et des pommades sur la tignasse. Poil par poil on les rase. La figure dans un linge chaud d’où...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 24 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Je ne me serais plutôt pas couché, j’étais Estados Unidos le dimanche à dix heures du matin. Je regardais, je mesurais, je palpais les pierres, pas d’erreur, c’était une chapelle ! De méthodistes ! Je me répétais que l’on ne pouvait trouver sectes plus rigides. Je voyais les âmes de ces fidèles passer devant moi, réincarnées dans des manches à balai ! J’entrai, raide comme la vertu. [...]" YOUTUBE CHANNELS COOKING WITH BENOIT : https://www.youtube.com/channel/UCMLcZRa7L2mM83tCL8DOfpA TRAVEL J'ADORE : https://www.youtube.com/channel/UC7lMpbhPO5NjGoivz7y_wpg WEB TRAVEL J'ADORE : https://www.traveljadore.com/ SOUTIEN : https://www.buymeacoffee.com/lecteuradom
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 23 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Il y a les femmes qui ne demandent qu’à venir. Il y a les femmes qui viennent parce qu’un homme a su le leur demander. Il y a les femmes qui viennent avec la seule idée de manger tous les jours et de faire manger les leurs, quitte à faire n’importe quoi. Ce sont celles qui savent. Il y a les hésitantes, celles qui ne veulent pas « y aller toutes seules » mais qui restent quand même sur le bord, sachant bien qu’elles sont en grand danger d’être poussées. Celles qui n’ignorent pas qu’en mettant le nez à la fenêtre elles risquent de se le faire pincer, mais qui préfèrent mettre ce nez à cette fenêtre. Il y a celles qui ne savent pas. Tous ceux qui voyagent en rencontrent. [...]" YOUTUBE CHANNELS COOK...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 22 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Interrogatoire d’un deuxième chauffeur. — Où avez-vous connu cette femme ? — Je l’ai découverte huit jours après le départ de Marseille, à l’arrivée à Dakar, étendue sur la grille du fourneau de la machine. Je me souviens que je lui ai dit : Un peu plus et l’on vous faisait rôtir. Elle m’a répondu : J’ai faim et je meurs, donnez-moi du secours. Je suis allé lui faire du thé. Elle m’a dit : Je voudrais bien sortir d’ici. Je l’ai amenée dans le poste. Je lui ai demandé : Êtes-vous passagère ? — Non ! — Alors je lui ai dit : Il va falloir descendre. On est justement à Dakar. Elle m’a demandé si Dakar était loin de Buenos-Aires. J’ai bien ri. Elle m’a dit qu’elle allait retrouver son mari à Buenos-Aires. — Pourquoi...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 21 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] L’histoire du Sincère était plus embrouillée. La femme qu’il allait attendre était destinée à l’Ours, cet Ours présentement retenu au campo, à Mendoza. Ni l’Ours ni le Sincère ne connaissaient la jeune voyageuse. C’était un troisième, nommé Bébert, à Paris pour le moment, qui l’avait dénichée, convaincue, expédiée. Bébert, paraît-il, devait cette femme à son collègue l’Ours. Cette femme ou une autre. Une des femmes de ce monsieur l’Ours s’était éprise de Bébert, au commencement de cette année, dans la belle cité d’amour de Buenos-Aires. D’après les lois inflexibles du Milieu, Bébert n’aurait pas dû écouter la sirène. S’il avait été un homme il eût dit à la chère enfant : « Ma belle, vous êtes « mariée » a...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 20 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Le lendemain la tante commença la valise de la nièce. La petite voulut sortir. Il lui fut répondu qu’une jeune fille de bonne famille ne sortait pas seule. On la boucla. Alors elle écrivit son nom, son adresse et ces mots : Salve me, sur un morceau de papier. De sa fenêtre, elle guetta la voisine. Elle lui fit un signe, et, pour parler comme les marins, elle jeta la bouteille à la mer. La voisine ne savait pas lire. Elle eut cependant une idée, elle courut au journal israélite. Le journal n’eut pas besoin d’explications. Des choses de cette nature se comprennent tout de suite sous le ciel où nous vivons. Il ne crut pas à un incendie, ni à un crime possible. Il téléphona sans hésiter à la Société de Protec...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 19 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Robert le Bleu partait justement pour Rosario, ce jour-là. Il m’emmena. La femme qu’il avait à Rosario ne lui donnait pas satisfaction. Ce n’était qu’un « doublard » il est vrai ! Le patron de Rosario avait écrit à Robert le Bleu, lui signalant un relâchement dans la conduite de sa « môme », de la « mollesse dans le travail », « un manque d’enthousiasme coupable ». — C’était forcé, me dit Robert le Bleu. Une femme que l’on ne surveille pas de près, bat de l’aile. Depuis un mois je n’ai pu aller à Rosario. Ce fut une faute. J’ai trop compté sur mon influence. Le jouet ne marche plus. Je dois remonter la manivelle. Il en profiterait aussi pour toucher ses jetons. Quand « l’homme » est sur place, il passe t...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 18 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Les bateaux sont à l’ancre. Ce sont les petits courriers. Les paquebots dorment à côté, dans les bassins de Buenos-Aires. Cargos baladeurs chargeant peaux, laine, cornes et des bœufs que non seulement on a coupés en deux, mais que l’on a fait geler, pour être plus sûr qu’ils ne s’échapperont pas au cours du voyage ! Vapeurs remontant le fleuve, le remontant si haut, qu’ils vont jusqu’à une ville appelée Ascension ! Vieux petits cargotins sortant de la passe de Magellan. Derniers voiliers, prisons flottantes, où la misère des hommes est grande et qui reviennent de chercher le vent par le travers du cap Horn et les froids de la Terre de feu. Tous les traîne-patins de la mer, tous les déshérités de la navigation...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 17 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Pourtant ils ne sont pas aimables. Ils ont refusé deux jours de suite de me servir à boire dans leur café de Talcahano. Je n’ai pas bu. C’est tout ce qu’ils ont gagné. Et comme ils ne m’ont pas crevé les yeux, j’ai bien regardé. Ils vivent sous une discipline acceptée et servile. Aucun étranger du même milieu, pas plus un Français qu’un Martigues, qu’un Créolo — celui-là est encore une autre espèce. Je le garde pour la bonne bouche ! Aucun n’a jamais pu pénétrer dans leur église. Il y a le chef. C’est un pape. Ses décisions ne se discutent pas. Quand il lance une bulle… c’est à qui l’attrapera ! Il y a le sous-chef, le secrétaire d’État, quoi ! Chaque province : Rosario, Santa-Fé, Mendoza a son club. Le clu...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 16 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] C’est le pompier — le pompier ! — qui se demande pourquoi il n’en toucherait pas aussi, et qui, le soir, pensant bien qu’un étranger ne saurait distinguer si son uniforme est celui de pompier ou de vigilant, arrête le caftane et dit : Donne-moi de l’argent ou je te fais ! C’est le faux agent en civil qui travaille d’accord avec un vigilant. Le faux agent s’avance, met la main sur l’épaule du coupable. Vous vivez de femmes ? dit-il. — Non ! fait l’autre. Le civil appelle le vigilant. — Vous vous trompez, répète l’autre. — Je n’y puis rien, fait le vigilant. Voyez, c’est un ordre supérieur. Il s’en va, courez après (!) essaya de lui donner de l’argent, et il fermera les yeux si je vous relâche. C’est l’agent b...
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Vie de Jésus - Ernest Renan - 36 APPENDICE 6ème partie Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] L’épisode du crurifragium et du coup de lance, propre à notre Évangile, n’a rien que de possible. L’archéologie juive et l’archéologie romaine du v. 31 sont exactes. Le crurifragium est bien un supplice romain. Quant à la médecine du v. 34, elle peut prêter à beaucoup d’observations. Mais, quand même notre auteur ferait preuve ici d’une physiologie imparfaite, cela ne tirerait pas à conséquence. Je sais que le coup de lance peut avoir été inventé pour répondre à Zacharie, xii, 10 ; cf. Apoc., i, 7. Je reconnais que l’explication symbolique a priori s’adapte très-bien à la circonstance que Jésus ne subit pas le crurifragium. L’auteur veut assimiler Jésus à l’agneau pascal et il est bien aise pour sa thèse que les os de Jésus n’aient pas été brisés. Peut-être même n’est-il pas fâché...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 15 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Ma fille, Germaine X…, couturière, a quitté brusquement notre maison, au mois d’août dernier. Des recherches que nous avons faites nous avons d’abord appris qu’elle s’était embarquée à La Pallice pour Buenos-Aires. Depuis nous avons reçu une lettre d’elle, datée en effet de cette ville. Elle ne me parle pas de la profession qu’elle exerce, mais me dit gagner beaucoup d’argent. Elle avait joint à sa lettre trois billets de cent francs. Cet envoi me paraît louche. Elle me donne comme adresse : 445 Cerrito. (Mon libraire !) Je crains qu’elle ne soit victime de la traite des blanches. Et voici pourquoi : Des gens du quartier m’ont dit qu’un monsieur bien habillé la raccompagnait souvent à la maison. De plus, e...
Sale porc ! - Émile Pouget (Le Père Peinard du 11 juin 1893)
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#crime #social #journalisme "[...] Quand un prolo a une copine assez gironde, le contre-coup envoie le prolo balader sa viande à une vingtaine de Kilomètres, à seule fin qu’il ne puisse s’amener à la maison. Pendant ce temps, le mossieu s’en va faire du plat à la ménagère ; si elle résiste, le cochon n’y va pas par quatre chemins : « Oh, je ne vous force pas. Seulement si vous ne voulez pas, c’en est fait de votre mari ; demain, il sera renvoyé comme un propre à rien ». [...]" YOUTUBE CHANNELS COOKING WITH BENOIT : / @cookingwithbenoit TRAVEL J'ADORE : / @traveljadore WEB TRAVEL J'ADORE : https://www.traveljadore.com/ SOUTIEN : https://www.buymeacoffee.com/lecteuradom