L'Homme à cheval - La révolte des indiens Chapitre 8 Pierre Drieu La Rochelle, 1943 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Nous restâmes longtemps sans parler, jusqu’à la nuit noire. La Bolivie, c’était ces feux çà et là dans le noir. J’allumai un cigare, mais Jaime demeura la bouche libre. Noue ne nous voyions presque plus, car il n’y avait que peu de lumière sur la table. — C’est fini entre nous, Camilla. C’est fini de puis longtemps : ça été fini aussitôt que cela a commencé. Je vous ai dit que je vous aimais, et je vous ai aimée pendant trois jours. Il se tut. — L’amour ne peut pas durer plus de trois jours, osai-je dire. Cela lui suffit pour entrer dans l’éternité. — Oui, fit Camilla. Mais vous avez cédé à la tentation. — J’ai couché avec voue dans votre salon de La Paz pour que tout finisse aussi rapidement qu’il le fallait. — Vous n’auriez pas dû. — Vous le dési...
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 28 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Les dossiers n’ont jamais été constitués pour combattre la traite des blanches, mais pour dégager la responsabilité des fonctionnaires chargés de la combattre. Les commissaires de la Société des Nations veulent organiser la vertu sur la terre. Je les salue bien, non sans un joli petit sourire. Je sais en effet ce que ces messieurs appellent la vertu. La vertu, pour eux, est le vice qui ne se voit pas. Que des pays à mentalité primitive, comme les États-Unis d’Amérique, nettoient la façade et ramènent la saleté à l’intérieur, installent l’intolérance en croyant supprimer la tolérance ; tant mieux pour eux s’ils n’ont besoin que d’apparence. Nous avons dépassé ce stade. Le respect humain ne saurait plus no...
Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 22 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Interrogatoire d’un deuxième chauffeur. — Où avez-vous connu cette femme ? — Je l’ai découverte huit jours après le départ de Marseille, à l’arrivée à Dakar, étendue sur la grille du fourneau de la machine. Je me souviens que je lui ai dit : Un peu plus et l’on vous faisait rôtir. Elle m’a répondu : J’ai faim et je meurs, donnez-moi du secours. Je suis allé lui faire du thé. Elle m’a dit : Je voudrais bien sortir d’ici. Je l’ai amenée dans le poste. Je lui ai demandé : Êtes-vous passagère ? — Non ! — Alors je lui ai dit : Il va falloir descendre. On est justement à Dakar. Elle m’a demandé si Dakar était loin de Buenos-Aires. J’ai bien ri. Elle m’a dit qu’elle allait retrouver son mari à Buenos-Aires. — Pourquoi...

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