L'Homme à cheval - La révolte des indiens Chapitre 8 Pierre Drieu La Rochelle, 1943 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Nous restâmes longtemps sans parler, jusqu’à la nuit noire. La Bolivie, c’était ces feux çà et là dans le noir. J’allumai un cigare, mais Jaime demeura la bouche libre. Noue ne nous voyions presque plus, car il n’y avait que peu de lumière sur la table. — C’est fini entre nous, Camilla. C’est fini de puis longtemps : ça été fini aussitôt que cela a commencé. Je vous ai dit que je vous aimais, et je vous ai aimée pendant trois jours. Il se tut. — L’amour ne peut pas durer plus de trois jours, osai-je dire. Cela lui suffit pour entrer dans l’éternité. — Oui, fit Camilla. Mais vous avez cédé à la tentation. — J’ai couché avec voue dans votre salon de La Paz pour que tout finisse aussi rapidement qu’il le fallait. — Vous n’auriez pas dû. — Vous le dési...
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"[...] Ma fille, Germaine X…, couturière, a quitté brusquement notre maison, au mois d’août dernier. Des recherches que nous avons faites nous avons d’abord appris qu’elle s’était embarquée à La Pallice pour Buenos-Aires.
Depuis nous avons reçu une lettre d’elle, datée en effet de cette ville. Elle ne me parle pas de la profession qu’elle exerce, mais me dit gagner beaucoup d’argent. Elle avait joint à sa lettre trois billets de cent francs. Cet envoi me paraît louche.
Elle me donne comme adresse : 445 Cerrito. (Mon libraire !)
Je crains qu’elle ne soit victime de la traite des blanches. Et voici pourquoi : Des gens du quartier m’ont dit qu’un monsieur bien habillé la raccompagnait souvent à la maison. De plus, elle avait quelques petites dettes, toujours dans le quartier, entre autres chez sa modiste. J’ai appris qu’après son départ deux messieurs, bien habillés aussi, étaient venus régler ces arriérés en son nom.
« Je vous supplie, monsieur le Consul, de rechercher ma fille. C’était une bonne petite très honnête, pas vicieuse, ayant toujours travaillé. Je n’y comprends rien. Elle est maintenant tout mon chagrin. Voici son signalement et son état civil. [...]"
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Albert Londres - Le chemin de Buenos Aires - Chapitre 22 Albert Londres Le chemin de Buenos Aires (La traite des blanches) 1927 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Interrogatoire d’un deuxième chauffeur. — Où avez-vous connu cette femme ? — Je l’ai découverte huit jours après le départ de Marseille, à l’arrivée à Dakar, étendue sur la grille du fourneau de la machine. Je me souviens que je lui ai dit : Un peu plus et l’on vous faisait rôtir. Elle m’a répondu : J’ai faim et je meurs, donnez-moi du secours. Je suis allé lui faire du thé. Elle m’a dit : Je voudrais bien sortir d’ici. Je l’ai amenée dans le poste. Je lui ai demandé : Êtes-vous passagère ? — Non ! — Alors je lui ai dit : Il va falloir descendre. On est justement à Dakar. Elle m’a demandé si Dakar était loin de Buenos-Aires. J’ai bien ri. Elle m’a dit qu’elle allait retrouver son mari à Buenos-Aires. — Pourquoi...
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