La Ficelle (Guy de Maupassant) Réalisme psychologique paru dans Le Gaulois du 25 novembre 1883 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] — Après avoir ramassé l’objet, vous avez même encore cherché longtemps dans la boue, si quelque pièce de monnaie ne s’en était pas échappée. Le bonhomme suffoquait d’indignation et de peur. — Si on peut dire !… si on peut dire… des menteries comme ça pour dénaturer un honnête homme ! Si on peut dire !.… Il eut beau protester, on ne le crut pas. Il fut confronté avec M. Malandain, qui répéta et soutint son affirmation. Ils s’injurièrent une heure durant. On fouilla, sur sa demande, maître Hauchecorne. On ne trouva rien sur lui. Enfin, le maire, fort perplexe, le renvoya, en le prévenant qu’il allait aviser le parquet et demander des ordres. La nouvelle s’était répandue. À sa sortie de la mairie, le vieux fut entouré, interrogé avec une ...
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"[...] Ma fille, Germaine X…, couturière, a quitté brusquement notre maison, au mois d’août dernier. Des recherches que nous avons faites nous avons d’abord appris qu’elle s’était embarquée à La Pallice pour Buenos-Aires.
Depuis nous avons reçu une lettre d’elle, datée en effet de cette ville. Elle ne me parle pas de la profession qu’elle exerce, mais me dit gagner beaucoup d’argent. Elle avait joint à sa lettre trois billets de cent francs. Cet envoi me paraît louche.
Elle me donne comme adresse : 445 Cerrito. (Mon libraire !)
Je crains qu’elle ne soit victime de la traite des blanches. Et voici pourquoi : Des gens du quartier m’ont dit qu’un monsieur bien habillé la raccompagnait souvent à la maison. De plus, elle avait quelques petites dettes, toujours dans le quartier, entre autres chez sa modiste. J’ai appris qu’après son départ deux messieurs, bien habillés aussi, étaient venus régler ces arriérés en son nom.
« Je vous supplie, monsieur le Consul, de rechercher ma fille. C’était une bonne petite très honnête, pas vicieuse, ayant toujours travaillé. Je n’y comprends rien. Elle est maintenant tout mon chagrin. Voici son signalement et son état civil. [...]"
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