Articles

Santos Dumont rounds the Eiffel Tower (1901)

Image
#aviation #airplane #racing PARIS, Oct. 19. 1901 —The Santos-Dumont airship ascended at Saint-Cloud at 2:32 o'clock this afternoon, and five minutes afterward began to round the Eiffel Tower. Santos-Dumont completed his trip successfully, but a question arose as to whether it was done within the time limit. M. Deutsch, who offered the prize, said the aeronaut won. The committee, however, declared that M. Santos-Dumont took 30 minutes 40 4-7 seconds to make the trip. M. Deutsch offered a prize of 100,000 francs for any machine that would make the trip from Saint-Cloud to and around the Eiffel Tower and back within thirty minutes. Santos-Dumont started for the first time at 2:20 , but on leaving the park, his guide rope caught in a tree and he was obliged to descend. He started again at 2:42 P. M., rose 250 yards, and then pointed for the Eiffel Tower, the balloon going in a straight line. it was seen, through field-glasses, to arrive at the tower and round it. The time, up ...

L'Anarchiste (1902) - Elisée Reclus

Image
Par définition même, l’anarchiste est l’homme libre, celui qui n’a point de maître. Les idées qu’il professe sont bien siennes par le raisonnement ; sa volonté, née de la compréhension des choses, se concentre vers un but clairement défini ; ses actes sont la réalisation directe de son dessein personnel. À côté de tous ceux qui répètent dévotement les paroles d’autrui ou les redites traditionnelles, qui assouplissent leur être au caprice d’un individu puissant, ou, ce qui est plus grave encore, aux oscillations de la foule, lui seul est un homme : lui seul a conscience de sa valeur en face de toutes ces choses molles et sans consistance qui n’osent pas vivre de leur propre vie. YOUTUBE CHANNELS COOKING WITH BENOIT :     / @cookingwithbenoit   TRAVEL J'ADORE :     / @traveljadore   WEB TRAVEL J'ADORE : https://www.traveljadore.com/  

Horatio Alger Jr. - Wide Awake (1855)

Image
  #tales #childrensbooks Many years ago, in a city whose name I cannot now recall, there lived a poor woman, whose husband had died, leaving nothing but a little son. For some time, she continued to support herself, and her son, whom she dearly loved, by working early and late at the spinning-wheel. But, after a while, a heavy misfortune fell upon her: it was no less than the loss of eyesight. So she was obliged to give up her spinning; for now she could distinguish neither the web nor the woof. You can imagine her distress at being deprived so suddenly of seeing the great and beautiful spectacle of fields, flowers, and sky, which every day presents to our gaze. Still, she would not have heeded all this; but she found herself cut off, at the same time, from all means of subsistence. Meanwhile, her son had grown up into a stout, active boy of twelve. He was full of life and animation; and that, I suppose, was the reason he had received the name of “Wide-awake.” Now, little Wid...

Benito Mussolini - La Doctrine du fascisme (1932)

Image
#Italie #Fascisme #Doctrine Traduction par Charles Belin, 1938. "[...] Anti-individualiste, la conception fasciste est pour l’État, et elle est pour l’individu, en tant que celui-ci s’harmonise avec l’État, conscience et volonté universelle de l’homme dans son existence historique. Elle est contre le libéralisme classique, né du besoin de réagir contre l’absolutisme et qui a terminé sa fonction historique, depuis que l’État est devenu la conscience même et la volonté même du peuple. Le libéralisme niait l’État dans l’intérêt de l’individu ; le fascisme réaffirme l’État comme la véritable réalité de l’individu. Et, si la liberté doit être l’attribut de l’homme réel, et non du fantoche abstrait auquel pensait le libéralisme individualiste, le fascisme est pour la liberté. Il est pour la seule liberté qui puisse être chose sérieuse, la liberté de l’État et de l’individu dans l’État. En effet, pour le fasciste, tout est dans l’État, et rien d’humain ni de spirituel n’existe et a ...

Ventôse

Image
Émile Pouget - Ventôse Almanach du Père Peinard, 1894 Ventôse, aura beau faire venter le vent, il ne déracinera pas la Tour Eiffel, ne rasera pas la forêt de Bondy, ne changera pas de place les rochers, ne rendra pas les poids de vingt kilos aussi légers qu’une plume d’oie, ne fera pas voleter les hippopotames et les éléphants kif-kif les oiseaux-mouches. Par contre, les petits capels de plus d’une gironde fille s’envoleront par-dessus les moulins, présageant la prochaine venue des hirondelles. Les pointilleux prouveront que si les capels des jeunesses sont si batifoleurs, la faute n’en est pas au vent, mais bien à de gros boufils à cul doré. À ces tatillons, je répliquerai, que si les gosselines pouvaient s’attifer gentiment, s’enrubanner à leur fantasia, sans besoin de pièces de cent sous, elles ne se laisseraient pas conter fleurettes, ni chatouiller le menton, par les vieux birbes, non plus que par les singes. Du coup, on ne verrait point par les rues et les chemins de pauvres ...

Ross Winn - Crumbling Creeds (1903)

Image
"Orthodox #Christianity today is a waning power. Its influence upon the intellectual world is rapidly approaching zero. As a world force, the #church is a moral and mental bankrupt. Its vitality is gone. The thunder of its pulpit, once so potent, has lost its power. Its crumbling creeds no longer appeal to the world's heart and brain. The church is no longer a #progressive force—it is merely a drag attached to the rear of the car of progress. It has a certain fashion—its wealth and magnificence, gilded trappings and ostentatious display gives it a certain prestige; but as a real influence upon the world's intellect it is nil. In a little while what is called orthodox Christianity will take its place in that vast cemetery where sleep the dead and forgotten religions of the past. As the power and influence of the church decline, the dawning light of Reason shines forth with increasing splendor, banishing the dark shadows which thru the long and dismal night of super-natu...

Edgar Allan Poe - Le Sphinx (1862)

Image
Traduction par William Little Hughes. Contes inédits, Jules Hetzel, 1862 (p. 155-164). Pendant le règne terrible du choléra à New-York, je m’étais rendu à l’invitation d’un parent qui m’avait engagé à passer une quinzaine de jours auprès de lui, dans une villa assez isolée, sur les bords de l’Hudson. Aucune des distractions dont les campagnards disposent pendant l’été ne nous fit défaut ; et, grâce aux promenades dans les bois, au dessin, aux courses en canot, à la pêche, à la natation, à la musique et aux livres, nous aurions été à même de tuer le temps d’une façon assez agréable, sans les lugubres dépêches qui nous arrivaient chaque matin de la populeuse cité. Pas un jour ne s’écoulait qui ne nous apportât la nouvelle de la mort de quelque connaissance. Puis, à mesure que le fléau étendait ses ravages, nous apprîmes à attendre sans cesse l’annonce de la perte d’un ami. Enfin, l’approche d’un messager suffisait pour nous faire trembler. La brise du sud nous semblait imprégnée d’une o...