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Alphonse Daudet - Le Bon Dieu de Chemillé qui n'est ni pour ni contre (1872)

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Alexandre Dumas - Le vaillant petit tailleur - 2nde partie

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Alexandre Dumas - Le vaillant petit tailleur - 1ère partie

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Victor Hugo - Fenêtres ouvertes, poème lu par Lucille [english subs)

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Le matin - En dormant J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière. Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre. Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici ! Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi. Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle. Grincement d'une faux qui coupe le gazon. Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison. Bruits du port. Sifflement des machines chauffées. Musique militaire arrivant par bouffées. Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci. Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge. Vacarme de marteaux lointains dans une forge. L'eau clapote. On entend haleter un steamer. Une mouche entre. Souffle immense de la mer.  

Alphonse Daudet - Wood'stown

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#Conte fantastique L’emplacement était superbe pour bâtir une #ville . Il n’y avait qu’à déblayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la forêt, de l’immense forêt vierge enracinée là depuis la naissance du monde. Alors abritée tout autour par des collines boisées, la ville descendrait jusqu’aux quais d’un port magnifique, établi dans l’embouchure de la Rivière-Rouge, à quatre milles seulement de la mer. Dès que le gouvernement de #Washington eut accordé la concession, charpentiers et bûcherons se mirent à l’œuvre ; mais vous n’avez jamais vu une forêt pareille. Cramponnée au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l’abattait par un bout elle repoussait d’un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville à peine tracées étaient envahies par la végétation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sitôt élevées, croulaient sous l’effort des racines touj...

Ernest Renan - Qu'est-ce qu'une nation ? (2nde partie)

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"Je me propose d’analyser avec vous une idée, claire en apparence, mais qui prête aux plus graves malentendus. Les formes de la société humaine sont des plus variées. Les grandes agglomérations d’hommes à la façon de la Chine, de l’Égypte, de la plus ancienne Babylonie ; ― la tribu à la façon des Hébreux, des Arabes ; ― la cité à la façon d’Athènes et de Sparte ; ― les réunions de pays divers à la manière de l’empire achéménide, de l’empire romain, de l’empire carlovingien ; ― les communautés sans patrie, maintenues par le lien religieux, comme sont celles des Israélites, des parsis ; ― les nations comme la France, l’Angleterre et la plupart des modernes autonomies européennes ; ― les confédérations à la façon de la Suisse, de l’Amérique ; ― des parentés comme celles que la race, ou plutôt la langue, établit entre les Germains, les Slaves ; ― voilà des modes de groupements qui tous existent, ou bien ont existé, et qu’on ne saurait confondre les uns avec les autres sans les plus sé...

Ernest Renan - Qu'est-ce qu'une nation ? (1ère partie)

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"Je me propose d’analyser avec vous une idée, claire en apparence, mais qui prête aux plus graves malentendus. Les formes de la société humaine sont des plus variées. Les grandes agglomérations d’hommes à la façon de la Chine, de l’Égypte, de la plus ancienne Babylonie ; ― la tribu à la façon des Hébreux, des Arabes ; ― la cité à la façon d’Athènes et de Sparte ; ― les réunions de pays divers à la manière de l’empire achéménide, de l’empire romain, de l’empire carlovingien ; ― les communautés sans patrie, maintenues par le lien religieux, comme sont celles des Israélites, des parsis ; ― les nations comme la France, l’Angleterre et la plupart des modernes autonomies européennes ; ― les confédérations à la façon de la Suisse, de l’Amérique ; ― des parentés comme celles que la race, ou plutôt la langue, établit entre les Germains, les Slaves ; ― voilà des modes de groupements qui tous existent, ou bien ont existé, et qu’on ne saurait confondre les uns avec les autres sans les plus sé...