L’Autorité et la paresse (Joseph Déjacque) La Brochure mensuelle, 1923 Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] L’esclave seul est paresseux, riche ou pauvre : — le riche, esclave des préjugés, de la fausse science ; le pauvre, esclave de l’ignorance et des préjugés, — tous deux esclaves de la loi, l’un pour la subir, l’autre pour l’imposer. Ne serait-ce pas se suicider que de vouer à l’inertie ses facultés productives ? L’homme inerte n’est pas un homme, il est moins qu’une brute, car la brute agit dans la mesure de ses moyens, elle obéit à son instinct. Quiconque possède une parcelle d’intelligence ne peut moins faire que de lui obéir, et l’intelligence ce n’est pas l’oisiveté, c’est le mouvement fécondateur, c’est le progrès. L’intelligence de l’homme, c’est son instinct, et cet instinct lui dit sans cesse : Travaille ; mets la main comme le front à l’œuvre ; produis et d...
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Colette - Paris de ma fenêtre, Introduction Recueil de chroniques paru en 1944, dans lequel l'auteur partage ses impressions sensibles et poétiques sur la vie parisienne, vue à travers le prisme de son intimité et de ses observations depuis sa fenêtre. Abonnez-vous pour écouter une nouvelle lecture audio par jour : http://www.youtube.com/channel/UCb86EHE49GNG1Nc-5gTi6UQ/?sub_confirmation=1 "[...] Avant la guerre, la jeunesse française voyageait, disons qu’elle couvrait des distances, et qu’elle savait par cœur les haltes de maints itinéraires, et sans faute les numéros des routes nationales. Bien entendu, dans le nombre de ces jeunes pleins de hâte, il y en avait qui s’attachaient à la beauté de leur patrie. On les reconnaissait facilement à ce qu’ils ralentissaient l’allure, abandonnaient l’itinéraire préconçu, parfois remisaient l’automobile dans une ville et chargeaient un rücksack sur leur dos. Ou bien ils s’oubliaient entre un mont, une rivière noire et bleue, de rougeo...
Thermidor
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Émile Pouget - Thermidor Almanach du Père Peinard, 1894 "Thermidor nous amènera la canicule, transformera nos caboches en bouillottes, muera les pépins en parasols et cuira les œufs au cul des poules. Les flics feront la chasse aux cabots et Arton se pavanera aux bains de mer ; les poissons boiront de l’eau tiède, les bistrots seront dans leur dur, les porcs iront à la glandée, et les cornichons auront la gueule verte. Ce mois-là, des tas d’avaros nous dégoulineront sur la margoulette : Non contents d’être sucés jusqu’à la moelle par les sangsues gouvernementales, nous aurons à subir une sacrée invasion de punaises qui seront plates de la tête et minces du ventre. Malheur aux gourdiflots qui n’auront pas fait provision de poudre sans fumée, de mélinite, de plancastite, et autres fourbis en ite… je ne les vois pas à la fête ! Outre ça, dans la tripatouillée d’épidémies dont il faudra nous garrer, y en a une que la canicule rendra bougrement terrible, maligne, perverse, redoutab...